Le programme French Tech
En France, nous avons toujours eu cette volonté de tracer notre propre voie, de garder une certaine indépendance face aux grands courants mondiaux. Mais dans le numérique, les cartes sont souvent jouées par les géants américains ou asiatiques. La question est simple : voulons-nous être uniquement des utilisateurs dépendants, ou des acteurs capables d’inventer, de protéger et de contrôler notre futur digital ?
Sur Exigone2 – La Tech Radio, nous observons au quotidien les mouvements de l’écosystème français. Et aujourd’hui, il est impossible de parler de souveraineté numérique sans évoquer un programme phare : French Tech 2030.
Qu’est-ce que le programme French Tech 2030 ?
Lancé par la Mission French Tech, French Tech 2030 vise à accompagner les start-up qui développent des technologies stratégiques pour la souveraineté numérique française et européenne. Cloud, intelligence artificielle, cybersécurité, robotique, semi-conducteurs, spatial, quantique, énergie… autant de domaines dans lesquels la France doit rester maîtresse de son destin. L’objectif est clair : ne pas laisser notre futur technologique dépendre uniquement des grands acteurs mondiaux, mais bâtir un écosystème solide, innovant et compétitif.
La phase de candidature pour la promotion 2025-2026 s’est clôturée le 1er septembre 2025. Les lauréats seront bientôt annoncés et rejoindront une communauté qui construit chaque jour les briques de notre indépendance numérique. Être sélectionné, ce n’est pas seulement recevoir une médaille : c’est bénéficier d’un véritable accompagnement d’un an avec des avantages très concrets. Un suivi personnalisé par un start-up manager dédié, une visibilité renforcée en France et à l’international, un soutien financier, ainsi qu’un accompagnement commercial auprès de grands groupes et d’acheteurs publics. Les lauréats profitent aussi du réseau des “Correspondants French Tech”, qui regroupe plus de 60 partenaires comme Bpifrance, Business France, INPI ou encore la CNIL, pour simplifier démarches et accès aux financements. Enfin, un volet cybersécurité et propriété intellectuelle les aide à protéger leurs innovations. En clair, tout est pensé pour donner à ces start-up les moyens de peser à l’échelle mondiale.
Rejoindre French Tech 2030, c’est aussi intégrer une grande famille : celle des French Tech Next40/120, qui regroupe déjà les champions nationaux. Cette communauté permet aux start-up d’échanger, de grandir ensemble et de s’appuyer sur des pairs qui connaissent les mêmes défis. Comme le résume Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech : « Avec cette deuxième promotion du French Tech 2030, nous accompagnons les start-up dont les technologies sont clés pour la souveraineté numérique de notre pays. Nous serons pleinement mobilisés à leurs côtés pour leur permettre de se développer et de porter haut les couleurs de l’innovation à la française. »
Pourquoi cela nous concerne tous ?
Vous pourriez vous dire : “Cela ne concerne que les entrepreneurs du numérique”. Mais en réalité, cela concerne toute la société. Si demain, nos hôpitaux, nos banques ou nos administrations reposent uniquement sur des solutions étrangères, nous perdons en indépendance et en sécurité. Si nos entreprises n’ont pas accès à des alternatives locales, elles deviennent vulnérables aux choix technologiques imposés de l’extérieur. Et si nos talents partent ailleurs faute d’écosystème solide, c’est notre capacité à innover qui s’éteint. French Tech 2030, c’est donc une manière de protéger nos emplois, nos données et notre liberté de choix.
La souveraineté numérique n’est pas une idée abstraite. C’est notre liberté de décider des outils que nous utilisons, de protéger nos données et de soutenir nos talents. Avec French Tech 2030, la France se donne les moyens de rester dans la course mondiale, tout en affirmant son indépendance. Et si vous travaillez dans le numérique, il est essentiel de comprendre ce qui se joue : car demain, ces start-up pourraient façonner l’écosystème dont dépendront nos vies quotidiennes. Chez Exigone2 – La Tech Radio, nous continuerons à suivre de près ces initiatives, pour que chacun puisse comprendre pourquoi notre futur digital doit rester… entre nos mains françaises.